Contractuels : période d’essai, rémunération, licenciement

16 novembre 2014

Un décret publié au Journal offi­ciel du 5 novem­bre 2014 défi­nit de nou­vel­les règles pour les agents contrac­tuels de l’État .

Période d’essai

La durée ini­tiale de la période d’essai peut être modu­lée à raison d’un jour ouvré par semaine de durée de contrat, dans la limite :
 de trois semai­nes lors­que la durée ini­tia­le­ment prévue au contrat est infé­rieure à six mois,
 d’un mois lors­que la durée ini­tia­le­ment prévue au contrat est infé­rieure à un an,
 deux mois lors­que la durée ini­tia­le­ment prévue au contrat est infé­rieure à deux ans,
 de trois mois lors­que la durée ini­tia­le­ment prévue au contrat est supé­rieure ou égale à deux ans,
 de quatre mois lors le contrat est conclu à durée indé­ter­mi­née.

Cette période d’essai peut être renou­ve­lée une fois pour une durée au plus égale à sa durée ini­tiale. La période d’essai et la pos­si­bi­lité de la renou­ve­ler sont expres­sé­ment sti­pu­lées dans le contrat ou l’enga­ge­ment.

Rémunération

Le mon­tant de la rému­né­ra­tion est fixé par l’auto­rité admi­nis­tra­tive, en pre­nant en compte, notam­ment :
 les fonc­tions occu­pées,
 la qua­li­fi­ca­tion requise pour leur exer­cice,
 la qua­li­fi­ca­tion déte­nue par l’agent,
 l’expé­rience.

La rému­né­ra­tion des contrac­tuels (CDI et CDD) fait l’objet d’une réé­va­lua­tion au moins tous les trois ans, notam­ment au vu des résul­tats des entre­tiens pro­fes­sion­nels.

Licenciement

En plus des motifs de licen­cie­ment pour faute dis­ci­pli­naire, insuf­fi­sance pro­fes­sion­nelle ou inap­ti­tude phy­si­que, de nou­veaux motifs sont intro­duits :
 sup­pres­sion du besoin ou de l’emploi qui a jus­ti­fié le recru­te­ment de l’agent,
 trans­for­ma­tion du besoin ou de l’emploi qui a jus­ti­fié le recru­te­ment, lors­que l’adap­ta­tion de l’agent au nou­veau besoin n’est pas pos­si­ble,
 recru­te­ment d’un fonc­tion­naire sur l’emploi occupé,
 refus par l’agent d’une modi­fi­ca­tion d’un élément sub­stan­tiel du contrat,
 impos­si­bi­lité de réem­ploi de l’agent à l’issue d’un congé sans rému­né­ra­tion.

Le décret fixe également de nou­vel­les règles en matière de pro­cé­dure de fin de contrat et d’obli­ga­tions de reclas­se­ment.

Source : Décret n° 2014-1318 du 3 novem­bre 2014 modi­fiant le décret n° 86-83 du 17 jan­vier 1986 rela­tif aux dis­po­si­tions géné­ra­les appli­ca­bles aux agents contrac­tuels de l’Etat pris pour l’appli­ca­tion de l’arti­cle 7 de la loi n° 84-16 du 11 jan­vier 1984 por­tant dis­po­si­tions sta­tu­tai­res rela­ti­ves à la fonc­tion publi­que de l’Etat (NOR : RDFF1418731D) http://www.legi­france.gouv.fr/affich­Texte.do;?cid­Texte=JORFTEXT000029701731&date­Texte=&oldAc­tion=rechJO&cate­go­rie­Lien=id&idJO=JORFCONT000029699719

Partager l'article
     



Rechercher sur le site


Dialoguer avec nous sur Facebook
Nous suivre sur Twitter
Nous suivre sur LinkedIn
Suivre notre Flux RSS

271 maternités fermées, une mortalité infantile en hausse

Combien de kilomètres une femme doit-elle parcourir pour accoucher en sécurité ? La question (…)

Colmar 2026 : le Conseil national du SNPI prépare l’avenir

Les 12 et 13 juin, le Conseil national du SNPI était réuni à Colmar pour préparer l’avenir de la (…)

Avis HAS sur la prescription infirmière : fluidifier le parcours des patients ou préserver les frontières entre professions ?

La loi reconnaît enfin la prescription infirmière. Va-t-on maintenant l’empêcher de fonctionner (…)

Dialogue social et santé : le SNPI porte la voix de la profession infirmière au Congrès CFE-CGC

168 000 adhérents. Une organisation en progression continue. A Strasbourg, le 39ᵉ congrès (…)

Arrêts maladie : le problème n’est pas l’abus, mais le travail qui rend malade

« L’abus d’arrêts-maladie nuit gravement à notre système de santé. » Le slogan est simple. Il (…)

Eau potable, pesticides, PFAS : le syndicat infirmier s’inquiète pour la santé des patients

Chaque jour, nous demandons à nos patients de boire davantage d’eau. Mais pouvons-nous encore (…)