Vaccins : en 2018, quelles obligations dans les 18 premiers mois de l’enfant ?

4 février 2018

Pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018, 8 nouveaux vaccins sont devenus obligatoires (en plus des vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite). Ces vaccins devenus obligatoires (mais déjà effectifs pour 70% de la population) sont ceux contre la coqueluche, l’haemophilius influenzae B, l’hépatite B, le méningocoque C, le pneumocoque, les oreillons, la rougeole et la rubéole.

Un décret publié au Journal officiel du 26 janvier 2018 vient de préciser les modalités de mise en place (conditions de réalisation des nouvelles obligations vaccinales pour les jeunes enfants et justification de ces obligations pour l`entrée ou le maintien en collectivité).

Les 11 vaccinations obligatoires sont à faire dans les 18 premiers mois de l’enfant, selon les âges fixés par le calendrier des vaccinations : http://www.vaccination-info-service.fr/La-vaccination-au-cours-de-la-vie/Nourrissons-et-enfants-de-la-naissance-a-13-ans

La déclaration de la vaccination doit être faite :
 sur le carnet de santé et, pour les enfants âgés de 2 ans ou moins, sur les certificats de santé (ces certificats de santé étant adressés au médecin responsable du service départemental de protection maternelle et infantile) ;
 pour les personnes ne possédant pas de carnet de santé, sur un document remis par un professionnel de santé autorisé à pratiquer les vaccinations attestant de la situation de la personne au regard des vaccinations obligatoires.

L’admission du mineur notamment dans les crèches, les écoles, les garderies est subordonnée à la présentation du carnet de santé ou de tout autre document attestant du respect de l’obligation vaccinale.

Lorsqu’une ou plusieurs des vaccinations obligatoires font défaut, le mineur est provisoirement admis. Néanmoins, le maintien du mineur en collectivité est soumis à la réalisation des vaccinations faisant défaut dans un délai de 3 mois suivant l’admission provisoire conformément au calendrier vaccinal.

Les enfants les plus jeunes ne sont pas encore bien protégés contre les maladies : leur système immunitaire est fragile et a besoin d’être renforcé par la vaccination.
En commençant sa vie en collectivité, en crèche, à l’école, ou en centre de loisirs et de vacances, un enfant va côtoyer beaucoup d’autres enfants. La vaccination permet de le préserver d’un risque élevé de contracter de nombreuses maladies infectieuses très contagieuses, de protéger les autres enfants de la collectivité et de diminuer le risque d’épidémies.

Les vaccinations recommandées concernent :
 les maladies telles que la tuberculose, la varicelle, la grippe, le zona ;
 les infections à papillomavirus humains.

Décret n° 2018-42 du 25 janvier 2018 relatif à la vaccination obligatoire (NOR : SSAP1732098D) https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2018/1/25/SSAP1732098D/jo/texte

Partager l'article
     



Rechercher sur le site


Dialoguer avec nous sur Facebook
Nous suivre sur Twitter
Nous suivre sur LinkedIn
Suivre notre Flux RSS

Turquie : le SNPI salue la création de KASK sous l’impulsion des infirmiers de HEP-SEN

Une organisation syndicale infirmière qui rassemble au-delà de sa profession pour contribuer à (…)

Canicule, incendies, sécheresse : après l’été 2026, l’urgence d’un véritable plan d’adaptation climatique

Plus de 42 °C dans plusieurs villes, plus de 7.300 décès supplémentaires estimés au cœur des (…)

Prise de sang par un robot : quand l’automatisation réduit le patient à "un bras à piquer"

Un robot pourrait désormais réaliser une prise de sang « tout seul » : repérer la veine, piquer, (…)

Stop aux cambriolages dans les casernes de pompiers

Voler une caserne de pompiers, ce n’est pas seulement voler du matériel. C’est potentiellement (…)

Aide à mourir : après le vote de la loi, l’indispensable vigilance éthique à l’épreuve du réel

Une loi peut être constitutionnelle sans que son application soit simple, uniforme ou exempte de (…)

Préservatifs défectueux : les failles du contrôle sanitaire en France

Un préservatif vendu en pharmacie ne devrait jamais exposer à une grossesse non désirée ou à une (…)