Enfants remis à la rue : pourquoi le logement est aussi une urgence de santé publique

Enfants remis à la rue : pourquoi le logement est aussi une urgence de santé publique

3 août 2026

Combien d’enfants faut-il remet­tre à la rue pour consi­dé­rer qu’une ligne bud­gé­taire est équilibrée ? A Marseille, le ges­tion­naire du #115 a pris une déci­sion rare : refu­ser d’appli­quer une ins­truc­tion qui aurait conduit à remet­tre à la rue 19 per­son­nes, dont de très jeunes enfants.

Ce geste dépasse un simple désac­cord admi­nis­tra­tif. Il pose une ques­tion fon­da­men­tale : jusqu’où une poli­ti­que publi­que peut-elle aller lorsqu’elle entre en contra­dic­tion avec la dignité humaine ?

À Marseille, plus de 230 000 per­son­nes vivent sous le seuil de bas reve­nus, soit plus d’un habi­tant sur quatre. Dans un tel contexte, remet­tre des famil­les à la rue ne résout rien. Au contraire, cela aggrave la #pré­ca­rité, fra­gi­lise la santé, désor­ga­nise les #par­cours de soins et accroît les ris­ques pour les #en­fants.

https://www.20mi­nu­tes.fr/societe/4237238-20260731-mar­seille-115-refuse-ins­truc­tions-prefet-remet­tre-per­son­nes-rue

Comme infir­miers, nous mesu­rons chaque jour les consé­quen­ces sani­tai­res du mal-loge­ment et de l’absence d’héber­ge­ment : mala­dies chro­ni­ques dés­ta­bi­li­sées, #re­non­ce­ments aux soins, #souf­france psy­chi­que, rup­tu­res de suivi, retards de déve­lop­pe­ment chez les plus jeunes.

Le loge­ment est un #dé­ter­mi­nant majeur de la #santé. Sans sta­bi­lité, il est illu­soire de parler de pré­ven­tion, d’éducation à la santé ou d’accom­pa­gne­ment des per­son­nes les plus #vul­né­ra­bles.

La #di­gnité #hu­maine ne peut pas deve­nir une varia­ble d’ajus­te­ment bud­gé­taire. Une société se juge à la manière dont elle pro­tège celles et ceux qui n’ont plus rien. Les enfants ne devraient jamais payer le prix des arbi­tra­ges finan­ciers.

Parce que der­rière chaque dos­sier admi­nis­tra­tif, il y a une famille. Derrière chaque chif­fre, il y a une vie. Et parce que la #fra­ter­nité, ins­crite au fron­ton de notre République, ne peut rester un simple mot lors­que les plus fra­gi­les ont besoin de notre pro­tec­tion.

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