Bilan des Etats Généraux Infirmiers

16 janvier 2006

A l’appel de 38 organisations infirmières, près de 300 délégués des régions étaient à Paris le 26 janvier 2006, pour réclamer la création d’un Ordre Infirmier.

Ces derniers mois, des Etats généraux régionaux se sont déroulés dans toutes les régions pour informer des enjeux, mobiliser les professionnels et recueillir leurs opinions. Ces réunions ont mobilisé les infirmières des secteurs public, privé et libéral.

Le 26 janvier, près de 300 délégués des régions étaient à l’hôpital Sainte Anne de Paris pour exiger la création d’un Ordre Infirmier réunissant les 450.000 infirmières françaises. Les 42 délégués membres du SNPI venaient des sections de Rennes, Rochefort, Nice, Orange, Toulouse, Bordeaux, sans oublier les parisiens (AP-HP, PSPH St Joseph, et bien sur la section du CHS Sainte Anne).

Tous demandent une structure unique et fédératrice qui permettrait de répondre aux besoins de la population, d’améliorer la qualité du service rendu au patient, d’avoir une place organisée sur tous les sujets de santé publique auxquels la profession se doit de contribuer activement :
 place donnée à la prévention,
 accès aux soins,
 coordination du transfert hôpital - ville,
 compétence professionnelle,
 assurance de qualification et de formation,
 anticipation et évolution démographique,
 organisation de l’exercice professionnel et
 collaboration avec la Haute Autorité en Santé,

Depuis juillet 2004, les représentants des professionnels infirmiers, quels que soit les modes d’exercice et les spécificités, travaillent en front uni pour obtenir que la profession soit enfin dotée d’un Ordre Infirmier.

Les Délégués des Etats Généraux régionaux ont relatés les débats qui se sont déroulés dans les régions pour répondre aux interrogations, présenter les enjeux, débattre collectivement des besoins de la profession et des patients...

L’objectif des partisans de la création d’un Ordre Infirmier est de disposer d’une structure intervenant sur l’ensemble de l’exercice professionnel, sur le modèle des ordres infirmiers existant dans d’autres pays d’Europe, en particulier l’Espagne.

Thierry Amouroux, Président du SNPI, est intervenu pour préciser que nous voulons un Ordre Infirmier, non pour sa valeur disciplinaire, mais pour permettre la cohésion des infirmières, et défendre la qualité des prestations qu’elles délivrent au public. Nous ne supportons plus de voir des technocrates décider pour les infirmières ce qui est bien pour elles. Dans le cadre d’une structure nationale, c’est aux infirmières de gérer l’ensemble de leur exercice professionnel.

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