FEHAP : Pétition pour préverver les droits des salariés

2 novembre 2010

Que vous exerciez en secteur public, privé ou libéral, nous vous invitons à signer et faire signer la pétition en téléchargement (en haut à droite) !

Une mobi­li­sa­tion de tous les sala­riés est néces­saire pour sauver la conven­tion col­lec­tive de la FEHAP, dite 51 !

à Nora Berra Secrétaire d’Etat à la Santé

Madame la Secrétaire d’Etat,

Les sala­riés de la FEHAP et par­ti­cu­liè­re­ment les infir­miè­res sont de plus en plus inquiets face à ce qui se pro­file au niveau de leur conven­tion col­lec­tive.

L’état que vous repré­sen­tez a remis en cause la pro­cé­dure d’agré­ment de nos accords, cepen­dant il est tou­jours res­pon­sa­ble des bud­gets alloués, bud­gets qui per­met­tent ou non la conser­va­tion des droits des sala­riés et le main­tien de la parité public-ESPIC non lucra­tif.

Or cette parité est mise à mal depuis bien des années, et le rap­pro­che­ment du salaire d’une infir­mière débu­tante avec le SMIC, nous inter­roge sur la reconnais­sance que vous donnez à notre métier.

Mais la situa­tion s’aggrave quand on étudie ce qui se pro­file.

La FEHAP pro­pose une révi­sion de la conven­tion col­lec­tive 51. Sous cou­vert « d’opti­mi­sa­tion » les pro­po­si­tions annon­cées entraî­nent une régres­sion majeure des droits des sala­riés :
  Diminution des primes d’ancien­neté
  Suppression de la récu­pé­ra­tion de cer­tains jours fériés
  Diminution très impor­tante des primes de licen­cie­ment et de départ à la retraite
  Modulation de la rému­né­ra­tion au bon vou­loir de l’employeur et donc le risque d’une rému­né­ra­tion indi­vi­duelle.
  Attribution de la prime décen­tra­li­sée selon les seuls cri­tè­res de l’employeur en l’absence d’accord local.
  Nouvelles règles de reprise de l’ancien­neté défa­vo­ra­bles pour les sala­riés.
  Diminution de la rému­né­ra­tion des heures sup­plé­men­tai­res effec­tuées la nuit, les diman­ches et jours fériés.

Nous cons­ta­tons qu’il n’y a tou­jours aucune pro­po­si­tion pour la reconnais­sance de la péni­bi­lité du tra­vail de nuit :
  Des sala­riés tou­jours à 35 h… seules deux nuits par an sont accor­dées
  Une prime de nuit dont la majo­ra­tion horaire s’élève géné­reu­se­ment à envi­ron 1,18 €/heure

Dans ce contexte, nous ne pou­vons que crain­dre les effets de la mise en place du LMD et les consé­quen­ces sala­ria­les qui devraient s’y rat­ta­cher, la FEHAP ne s’enga­geant à mettre en œuvre l’aspect sala­rial de la réforme LMD des études, que dans le cadre des enve­lop­pes bud­gé­tai­res dis­po­ni­bles annuel­le­ment.

Dans cette attente, rece­vez, Madame le Ministre, l’expres­sion de nos sen­ti­ments dis­tin­gués.

Que vous exer­ciez en sec­teur public, privé ou libé­ral, nous vous invi­tons à signer et faire signer cette péti­tion en télé­char­ge­ment (en haut à droite) !

Document(s) joint(s) à l'article
petition fehap - (303 kio) - Word
Partager l'article
     



Rechercher sur le site


Dialoguer avec nous sur Facebook
Nous suivre sur Twitter
Nous suivre sur LinkedIn
Suivre notre Flux RSS

Santé mentale : l’urgence d’une réponse de santé publique

La santé mentale est devenue une « grande cause nationale ». Mais sur le terrain, c’est une (…)

Soins infirmiers : une exposition révèle le rôle stratégique des infirmières

Soigner a toujours existé. Bien avant les hôpitaux. Bien avant les protocoles. Et pourtant, ceux (…)

Restes à charge invisibles : ces dépenses de santé que les patients paient en silence

Le reste à charge est devenu un sujet politique. Mais celui dont on parle n’est pas le bon. Car (…)

Cadmium : le poison invisible dans nos assiettes

L’alerte est claire. L’Anses confirme une surexposition d’une partie de la population française (…)

Soigner ou attendre : combien de temps encore allons-nous accepter l’écart entre le terrain et les textes ?

Un patient en rétention urinaire. Une douleur aiguë. Une urgence simple… mais bloquée par un (…)

Infirmières de pratique avancée : des soins aussi efficaces que les médecins (Cochrane)

Une nouvelle revue de Cochrane le confirme : les soins dispensés par les Infirmières de pratique (…)