Fillon 2010 : discours de politique générale

24 novembre 2010

Communiqué confédéral du 24.11.10

Pour Bernard Van Craeynest, pré­si­dent de la CFE-CGC, le dis­cours de poli­ti­que géné­rale pro­noncé par François Fillon, ce jour devant la repré­sen­ta­tion natio­nale, est lucide. Nous par­ta­geons les cons­tats sur l’état de notre société, de notre économie. Qu’en est-il des orien­ta­tions et pro­jets portés par le Premier minis­tre pour répon­dre aux défis ?

François Fillon prône le mou­ve­ment. Soit. Encore faut-il qu’il ne soit pas brow­nien ! Réduire les défi­cits ? Bien sûr ! Mais quels choix vont être opérés pour dyna­mi­ser la crois­sance, source d’emplois ? Pour éviter que la dette ne finisse par repo­ser sur les clas­ses moyen­nes et les géné­ra­tions futu­res ?

En matière d’emplois, qu’il s’agisse d’inser­tion des jeunes, de main­tien des seniors dans l’emploi ou de mise en œuvre de la sem­pi­ter­nelle flexi­sé­cu­rité, la démons­tra­tion est faite qu’il s’agit d’agir avec les entre­pri­ses pour trou­ver les solu­tions. Pas d’oppo­ser les uns aux autres. Tout reste à faire !

L’éventuelle fusion du contrat de tran­si­tion pro­fes­sion­nelle (CTP) avec la conven­tion de reclas­se­ment per­son­na­lisé (CRP) a un métro de retard. Nous en sommes moins à la ges­tion des licen­cie­ments col­lec­tifs qu’à la réa­lité des rup­tu­res conven­tion­nel­les, des plans de départs volon­tai­res. Comme Thales et Renault vien­nent d’en faire la démons­tra­tion : 4 500 postes sup­pri­més en deux jours ! Sans parler des nom­breux emplois qui vont tomber chez les four­nis­seurs et sous-trai­tants sur le front de la perte de com­pé­ti­ti­vité de l’économie fran­çaise.

En matière de pro­tec­tion sociale, Bernard Van Craeynest relève que, pour la pre­mière fois, bien tar­di­ve­ment, François Fillon pro­fite du débat annoncé sur la dépen­dance pour lever un coin du voile sur l’avenir de son finan­ce­ment pour main­te­nir un sys­tème appré­cié par tous depuis 65 ans.

Plutôt que de modi­fier l’assiette avec un trans­fert sur la consom­ma­tion, comme le pro­pose la CFE-CGC, le Premier minis­tre parle de concer­ta­tion pour déter­mi­ner ce qui doit rele­ver de l’assu­rance obli­ga­toire ou faculta­tive, col­lec­tive ou indi­vi­duelle. Cet aveu d’enter­re­ment des prin­ci­pes fon­da­teurs de la Sécurité sociale de 1945 marque une régres­sion.

La CFE-CGC ne l’admet pas. Elle sera un acteur de ce débat pour que chacun mesure les enjeux et les consé­quen­ces des choix qui seront faits dans les pro­chains mois…

Le ser­vice com­mu­ni­ca­tion CFE-GCC

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