DMP : dossier médical personnel

2 novembre 2011

Le DMP (dos­sier médi­cal per­son­nel) devient une réa­lité : depuis avril 2011, plus de 24.000 per­son­nes ont demandé l’ouver­ture de leur dos­sier, mais la montée en puis­sance sera longue : les ser­veurs infor­ma­ti­ques, sont dimen­sion­nés pour accueillir seu­le­ment 5 mil­lions de DMP d’ici à fin 2015.

Le dos­sier médi­cal per­son­nel est censé per­met­tre de mieux connaî­tre l’état de santé du patient, d’éviter les erreurs médi­ca­les, en par­ti­cu­lier les inte­rac­tions médi­ca­men­teu­ses, et de dimi­nuer les actes redon­dants (exa­mens bio­lo­gi­ques, radio­lo­gi­ques, etc.). Seuls trois pays ont réussi à convain­cre pres­que tous leurs habi­tants des bien­faits de l’e-santé : le Danemark (5,5 mil­lions d’habi­tants), Israël (7,7 mil­lions) et la Suède (9 mil­lions).

Créé par la loi du 13 août 2004, le Dossier Médical Personnel (DMP) a fina­le­ment vu le jour en avril 2011 avec l’inau­gu­ra­tion du por­tail dmp.gouv.fr qui permet aux patients de consul­ter leur dos­sier sur Internet. L’Alsace, l’Aquitaine, la Franche-Comté et la Picardie ser­vent actuel­le­ment de régions tests. Tout titu­laire d’une carte Vitale, peut, en théo­rie, deman­der à un pro­fes­sion­nel de santé (méde­cins, infir­miers, kiné­si­thé­ra­peu­tes, den­tis­tes, infir­miers...) de lui en créer un.

C’est un ser­vice public, gra­tuit et faculta­tif : ne pas avoir de DMP ne modi­fie pas l’accès aux soins, ni leur rem­bour­se­ment. Les patients, qui sou­hai­tent de plus en plus être « acteurs de leur santé », seront aussi « acteurs » de leur DMP, dans la mesure notam­ment où ils « consen­ti­ront » à son ouver­ture et contrô­le­ront les condi­tions de son accès.

Pour plus de détails :
 http://dmp.gouv.fr/web/dmp/patient/visite-guidee
 http://dmp.gouv.fr/web/dmp/actua­lite-dmp/le-projet-dmp

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