Le gouvernement laisse pourrir la santé au travail

10 mars 2011

Communiqué confédéral du 10.03.11

On vou­drait rendre la situa­tion impos­si­ble que l’on ne ferait pas mieux ! Le gou­ver­ne­ment ne réagit pas aux nom­breu­ses ano­ma­lies dans les ser­vi­ces de santé au tra­vail.
– Aucune réac­tion vis-à-vis du ser­vice de Toulouse dont la situa­tion admi­nis­tra­tive est ubues­que.
– Aucune réac­tion devant les employeurs admi­nis­tra­teurs de Nantes qui démis­sion­nent de leur fonc­tion car la direc­tion du tra­vail ne leur laisse pas faire ce qu’ils veu­lent, en par­ti­cu­lier de la for­ma­tion, ce qui n’est pas dans leurs attri­bu­tions.
– Aucune réac­tion devant les situa­tions de pres­sion psy­cho­lo­gi­que que subis­sent de nom­breux méde­cins et IPRP dans les ser­vi­ces, met­tant en dif­fi­culté leur indé­pen­dance !
– Aucune réac­tion devant le manque de temps médi­cal motivé par le déni et la non reconnais­sance du tra­vail des méde­cins !
– Aucune réac­tion devant la com­plexi­fi­ca­tion arti­fi­cielle de la for­ma­tion des méde­cins du tra­vail, ce qui cons­ti­tue un véri­ta­ble repous­soir pour les étudiants !

La CFE-CGC inter­pelle le gou­ver­ne­ment afin qu’il assume ses res­pon­sa­bi­li­tés. Il sera res­pon­sa­ble de tout nou­veau scan­dale du type Amiante qui pour­rait sur­ve­nir compte tenu de la situa­tion dégra­dée de l’action des méde­cins qui ont en charge le triple des effec­tifs légaux !

La CFE-CGC pro­pose des solu­tions sim­ples qui peu­vent déblo­quer la situa­tion :
– Une ges­tion trans­pa­rente des ser­vi­ces par un réel contrôle des repré­sen­tants sala­riés. Cela ne peut se faire qu’avec un conseil d’admi­nis­tra­tion pari­taire avec alter­nance de la pré­si­dence entre sala­riés et employeurs.
– la res­pon­sa­bi­li­sa­tion des orga­ni­sa­tions d’employeurs en leur fai­sant nommer et assu­mer leurs repré­sen­tants, alors qu’actuel­le­ment elles sont déres­pon­sa­bi­li­sées.
– une for­ma­tion des méde­cins du tra­vail plus adap­tée à leur exer­cice et les met­tant rapi­de­ment sur le ter­rain, ce que permet une for­ma­tion par alter­nance à l’instar de tous les sala­riés. Cela appor­te­rait rapi­de­ment une aide consé­quente dans les ser­vi­ces.

Le ser­vice com­mu­ni­ca­tion CFE-CGC

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