Les infirmières puéricultrices sont des sentinelles contre le surpoids

2 mai 2010

La présidente de l’ANPDE entendue par la commission de prévention de l’obésité

L’ANPDE, l’Association Nationale des Puéricultrices Diplômées et des Etudiantes, a été enten­due par
Madame Karine Siboni, rap­por­teure géné­rale de la com­mis­sion pour la pré­ven­tion de l’Obésité qui
rendra son rap­port le 15 décem­bre 2009 au Président de la République.

En France, 17% des enfants pré­sen­tent un sur­poids et 3,5% sont obèses. L’ANPDE pré­co­nise plu­sieurs
mesu­res pour lutter contre un fléau qu’elle a vu se pro­pa­ger au cours de 60 ans d’obser­va­tion
quo­ti­dienne des enfants dans les crè­ches et autres lieux d’accueil :

Comportement nutri­tion­nel

Jeanine Dorbes, pré­si­dente de l’ANPDE, insiste sur la néces­sité d’allai­ter les enfants le plus long­temps
pos­si­ble et plaide pour que les mères puis­sent faci­le­ment accé­der aux établissements d’accueil aux
heures des tétées.

Une bonne pra­ti­que ali­men­taire impli­que également un appren­tis­sage pré­coce des goûts et des
odeurs, par la pré­pa­ra­tion in situ des repas pris en col­lec­ti­vité. L’ANPDE repro­che aux ali­ments livrés
sous bar­quet­tes et films ali­men­tai­res de condi­tion­ner les enfants à une nour­ri­ture asep­ti­sée et
for­ma­tée, à l’opposé d’une variété néces­saire à l’équilibre ali­men­taire.

Les bois­sons sucrées sont à bannir, et seule l’eau du robi­net devrait être mise à la dis­po­si­tion des
enfants ; des fon­tai­nes à eau leur per­met­traient de se désal­té­rer de manière auto­nome, selon leurs
besoins.

Maltraitance

Les pué­ri­cultri­ces veillent sur les enfants et les ado­les­cents jusqu’à 16 ans, et la moitié d’entre elles
exer­cent en milieu hos­pi­ta­lier, en pédia­trie et chi­rur­gie infan­tile notam­ment. L’ANPDE observe que de
nom­breux enfants obèses ont subi des chocs ou de la mal­trai­tance, dans leur famille ou leur
envi­ron­ne­ment. L’appren­tis­sage au plus tôt des notions de res­pect d’autrui doit servir à lutter contre
l’ostra­cisme dont les enfants en sur­poids sont les vic­ti­mes.

Sédentarité

Si l’obé­sité peut être une forme moderne de mal­trai­tance infan­tile, son éradication passe par la
remise de l’acti­vité phy­si­que au centre des pro­gram­mes sco­lai­res, du pri­maire à l’uni­ver­sité où elle a
pres­que dis­paru. Les valeurs véhi­cu­lées par le sport, telles que l’esprit d’équipe et l’émulation,
contri­buent à éviter à les condui­tes de rejet et d’humi­lia­tion qui entre­tien­nent la spi­rale de l’obé­sité.

L’ANPDE : 60 ANS D’EXPERTISE PROFESSIONNELLE AU SERVICE DE L’ENFANCE

L’Association Nationale des Puéricultrices Diplômées et des Etudiantes a 60 ans. Fondée en 1949 et
reconnue d’uti­lité publi­que depuis 1968, l’ANPDE réunit 3.000 des 11.000 pro­fes­sion­nel­les qui veillent
en France sur les enfants et les ado­les­cents. Les pué­ri­cultri­ces sont spé­cia­li­sées dans le
déve­lop­pe­ment des enfants et assu­ment des res­pon­sa­bi­li­tés médico-socia­les crois­san­tes, dans le
domaine des soins, de l’éducation, de la ges­tion et de l’enca­dre­ment, sans oublier l’accueil et le
sou­tien aux famil­les.

www.anpde.asso.fr

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