Santé publique : les infirmières se font entendre !

8 septembre 2009

Lundi der­nier, nous avons alerté les médias sur les ris­ques du vaccin H1N1 avec adju­vant.

Le Comité tech­ni­que des vac­ci­na­tions a sou­haité pou­voir dis­po­ser d un vaccin sans adju­vant contre la grippe A pour cer­tai­nes caté­go­ries de per­son­nes : les nour­ris­sons, au sys­tème immu­ni­taire imma­ture, les femmes encein­tes, qui ont un sys­tème immu­ni­taire modi­fié, et les patients souf­frant de patho­lo­gies auto-immu­nes. Le mer­credi Roselyne Bachelot a donné son accord, et fait com­man­der des vac­cins sans adju­vant pour ces caté­go­ries.

Le 3 sep­tem­bre, le SNPI CFE-CGC a ren­contré les Conseillers du Cabinet de la Ministre de la Santé : compte-tenu du béné­fice /risque de cette vac­ci­na­tion par­ti­cu­lière, nous exi­geons que les per­son­nes qui sou­hai­tent se faire vac­ci­ner aient un entre­tien avec un pro­fes­sion­nel de santé, et signe un docu­ment de « consen­te­ment éclairé », comme pour les médi­ca­ments expé­ri­men­taux.

Les infir­miè­res soi­gnent des per­son­nes, qui doi­vent être trai­tées en citoyens, et un vaccin, comme tout médi­ca­ment, a des effets béné­fi­ques et des effets secondai­res. Donné à l issue de l entre­tien, le docu­ment de « consen­te­ment éclairé » doit détailler les effets secondai­res pos­si­bles, en employant un lan­gage commun, faci­le­ment com­pré­hen­si­ble, même par un patient sans gran­des connais­san­ces médi­ca­les ou scien­ti­fi­ques.

Pour la pre­mière fois, des infir­miè­res ont pu se faire enten­dre, pour que notre Etat réponde cor­rec­te­ment aux besoins de santé de la popu­la­tion. Nous allons main­te­nons agir pour résou­dre les pro­blè­mes éthiques sou­le­vés par le fonc­tion­ne­ment interne des cen­tres de vac­ci­na­tion (cir­cu­laire Hortefeux du 25 août).

Si vous ne l avez pas encore fait, nous vous deman­dons de bien vou­loir nous indi­quer par mail (fonc­tion répon­dre de votre mes­sa­ge­rie) si :

1) vous sou­hai­tez vous faire vac­ci­ner par le vaccin H1N1,

2) vous pensez refu­ser,

3) vous n’avez pas encore pris votre déci­sion

Les pre­miers résul­tats de ce ques­tion­naire ont été publiés sur notre site dans l’arti­cle ci-des­sous, mais vous pouvez tou­jours voter, nous conti­nuons à col­lec­ter les répon­ses, afin de reflé­ter au mieux les choix des infir­miè­res.

Partager l'article
     



Rechercher sur le site


Dialoguer avec nous sur Facebook
Nous suivre sur Twitter
Nous suivre sur LinkedIn
Suivre notre Flux RSS

Rôle propre infirmier et aides-soignants en ville : où placer la frontière clinique ?

En ville, la tentation est forte : face aux files d’attente, à la pénurie de soignants et à la (…)

Prescription infirmière : un droit clinique, pas une liste d’autorisations

La prescription infirmière n’est pas un catalogue. C’est un acte clinique. Et à ce titre, elle (…)

Protocoles de coopération : l’innovation clinique coincée dans le provisoire

Accélérer l’accès aux soins sans renoncer à la qualité : depuis 2019, les "protocoles de (…)

Infirmières en accès direct : un tournant pour les patients

L’accès aux soins ne se décrète pas. Il se construit, acte après acte, compétence après (…)

Alex Pretti : quand un infirmier est abattu, c’est l’État de droit qui vacille

Alex Pretti avait 37 ans. Infirmier de réanimation au Minneapolis VA Health Care System, il est (…)

Fatigue des soignants : sans ratios infirmiers, aucune organisation ne tient

La fatigue n’est pas un « inconfort » du travail hospitalier. C’est un facteur de risque. Pour (…)