Covid19 : généraliser la surveillance des eaux usées

20 octobre 2021

L’Académie Nationale de Médecine recom­mande de géné­ra­li­ser la détec­tion du SARS-CoV-2 dans les eaux usées.

L’ana­lyse des eaux usées four­nit un outil stra­té­gi­que majeur per­met­tant de pres­sen­tir un éventuel rebond épidémique. Mis en œuvre dès le mois de mars 2020, le réseau Obépine a été le pre­mier à établir une cor­ré­la­tion entre les char­ges vira­les dans les eaux usées et les indi­ca­teurs épidémiologiques clas­si­ques.

Comme dans de nom­breux pays, cette sur­veillance a été mise en place avec succès en France et couvre actuel­le­ment un tiers de la popu­la­tion. Il est pos­si­ble, à faible coût, de suivre l’évolution du virus en met­tant en réseau dif­fé­rents sites de pré­lè­ve­ment des­ser­vant une ville, un quar­tier, ou des ensem­bles homo­gè­nes de bâti­ments.

L’Académie natio­nale de méde­cine recom­mande :
 1- de main­te­nir le finan­ce­ment opé­ra­tion­nel du réseau Obépine jusqu’à la prise en charge effec­tive de ses fonc­tions par SUM’EAU afin de ne pas sus­pen­dre la sur­veillance micro­bio­lo­gi­que des eaux usées actuel­le­ment déployée sur 200 sta­tions d’épuration ;
 2- d’étendre cette cou­ver­ture par un maillage ren­forcé du ter­ri­toire natio­nal, métro­po­li­tain et ultra-marin, en incluant les labo­ra­toi­res vété­ri­nai­res dépar­te­men­taux d’ana­ly­ses en asso­cia­tion avec le Service d’assis­tance tech­ni­que aux exploi­tants de sta­tion d’épuration ;
 3- de four­nir les moyens tech­ni­ques, humains et finan­ciers pour inten­si­fier cette sur­veillance pen­dant la période de faible trans­mis­sion du SARS-CoV-2 afin d’être en mesure de détec­ter au plus tôt tout foyer de revi­vis­cence épidémique ;
 4- de cou­pler sys­té­ma­ti­que­ment les tests RT-PCR avec des séquen­ça­ges per­met­tant d’iden­ti­fier d’éventuels nou­veaux variants ;
 5- de cons­ti­tuer des ban­ques de pré­lè­ve­ments pour per­met­tre la réa­li­sa­tion d’ana­ly­ses rétros­pec­ti­ves ;
 6- de pré­voir l’exten­sion de cette sur­veillance envi­ron­ne­men­tale à la détec­tion d’autres agents infec­tieux épidémiques.

Communiqué de l’Académie natio­nale de méde­cine, du 13 octo­bre 2021 :
https://www.aca­de­mie-mede­cine.fr/wp-content/uploads/2021/10/21.10.13-Communique-eaux-usees.pdf

Partager l'article
     

Rechercher sur le site


Dialoguer avec nous sur Facebook
Nous suivre sur Twitter
Nous suivre sur LinkedIn
Suivre notre Flux RSS

Plan Bayrou : une brutalité sans précédent contre les patients et les soignants

Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI CFE-CGC) dénonce un plan d’économies de (…)

Médicaments cytotoxiques : sauver des vies en risquant la sienne

Ils sauvent des vies. Mais ils menacent aussi celles qui les administrent. Dans les services (…)

Protéger ceux qui soignent, c’est protéger la santé des français

À la suite d’une agression commise contre une infirmière libérale, une vingtaine d’organisations (…)

Notre voix, notre profession : pas de porte-parole autoproclamé pour les infirmiers !

Paris le 20 août 2025 - À l’heure où notre système de santé traverse une période de tension et (…)

Infirmières face aux inégalités de santé : "aller-vers" la justice sociale

Les inégalités sociales de santé ne sont pas des abstractions statistiques. Elles se mesurent en (…)

Soigner les soignants : des discours aux actes, le fossé se creuse

Des soignants en bonne santé, c’est la base pour des soins de qualité et des patients en (…)