Eté 2022 : 10% des maternités en fermeture partielle

29 août 2022

France, été 2022. Au moins 10% des 460 mater­ni­tés fran­çai­ses sont en situa­tion de « fer­me­ture par­tielle » faute de soi­gnants et sacri­fient des acti­vi­tés pré et post-nais­sance pour se concen­trer sur les accou­che­ments : sup­pres­sion de consul­ta­tions (suivi de gros­sesse, échographie), arrêt des cours de pré­pa­ra­tion à la nais­sance, voire fer­me­tu­res de lits de néo­na­ta­lo­gie, de ser­vice de gros­sesse patho­lo­gi­que ou même d’aile com­plète de suites de cou­ches.

Ces pro­cé­du­res dégra­dées ont des réper­cus­sions sur la prise en charge des femmes et des nou­veau-nés dans la sixième puis­sance mon­diale, inca­pa­ble de répon­dre aux besoins de santé de la popu­la­tion.

La Direction de la recher­che, des études, de l’évaluation et des sta­tis­ti­ques (Drees) a publié en juillet 2021 une étude sur l’éloignement des mater­ni­tés entre 2000 et 2017. Celle-ci pointe la fer­me­ture de 221 établissements durant cette période et conclut qu’envi­ron 900 000 femmes habi­tent à plus d’une demi-heure de route d’une mater­nité.

L’évolution de l’acces­si­bi­lité peut aussi être une consé­quence de la restruc­tu­ra­tion des ser­vi­ces. Le rap­port pré­cise ainsi que la ten­dance est à la concen­tra­tion de l’offre de soins dans des mater­ni­tés plus gran­des et plus spé­cia­li­sées. Le nombre de peti­tes mater­ni­tés est ainsi passé de 448 à 202. Dans onze dépar­te­ments ruraux, la tota­lité des femmes habite à plus de 45 minu­tes d’une mater­nité de type 3.
https://drees.soli­da­ri­tes-sante.gouv.fr/publi­ca­tions/etudes-et-resul­tats/la-part-des-femmes-en-age-de-pro­creer-resi­dant-plus-de-45-minu­tes

Partager l'article
     



Rechercher sur le site


Dialoguer avec nous sur Facebook
Nous suivre sur Twitter
Nous suivre sur LinkedIn
Suivre notre Flux RSS

Handicap : le rôle infirmier, clé d’un accès aux soins réellement inclusif

Accéder aux soins ne devrait jamais être un combat. Pour de nombreuses personnes en situation de (…)

Hôpital public : l’efficience devient un risque sanitaire

Le constat est sans appel. Avec près de 2,9 milliards d’euros de déficit en 2024, l’hôpital (…)

Hausse des restes à charge : les malades ne peuvent pas être la variable d’ajustement

Le SNPI apporte son plein soutien aux organisations de patients mobilisées contre les nouvelles (…)

Pétition : création d’une prime nationale de cardiologie interventionnelle

Chaque minute compte lorsqu’une artère coronaire se bouche. Chaque seconde pèse lorsqu’un (…)

Prescription infirmière : le CIF pose les fondations d’un acte clinique responsable

La prescription infirmière n’est pas un simple inventaire de produits autorisés. C’est un acte (…)

Urgences de Saint-Nazaire : 16,5 postes obtenus après mobilisation

Une belle réussite citoyenne ! Les soignants ont tenu. Et ils ont obtenu des postes. Aux (…)