Ponts : les règles à connaître

1er septembre 2013

Cas du pont indi­vi­duel

Le sala­rié a obtenu l’auto­ri­sa­tion de s’absen­ter même si le tra­vail conti­nue dans l’entre­prise ce jour-là. Pour lui, le pont est décompté de ses congés ou de ses jours RTT.

Cas du pont col­lec­tif

L’employeur a décidé la fer­me­ture de l’entre­prise ce jour-là. Dans ce cas, l’employeur peut avoir donné le pont à titre de congé sup­plé­men­taire payé pour tous les sala­riés.

Sinon, contrai­re­ment à la récu­pé­ra­tion des jours fériés chômés qui est inter­dite, les heures non tra­vaillées lors de cette jour­née peu­vent être récu­pé­rées dans les 12 mois pré­cé­dant ou sui­vant le pont. Les heures de récu­pé­ra­tion d’un pont sont alors consi­dé­rées comme des heures nor­ma­les de tra­vail payées au tarif normal, sans majo­ra­tion. Une déci­sion déjà ancienne de la Cour de cas­sa­tion écartait la pos­si­bi­lité pour l’employeur qui aurait imposé seul un pont à ses sala­riés de l’impu­ter uni­la­té­ra­le­ment sur la cin­quième semaine de congés payés.

En cas de pont col­lec­tif, la déci­sion de fermer cons­ti­tue une modi­fi­ca­tion tem­po­raire de l’horaire heb­do­ma­daire. Elle doit donc être sou­mise à consul­ta­tion du comité d’entre­prise ou, à défaut, des délé­gués du per­son­nel. L’horaire modi­fié doit être affi­ché et une copie de cet horaire trans­mise à l’ins­pec­teur du tra­vail.

À noter : la mise en place d’un pont et ses moda­li­tés peu­vent enfin résul­ter de l’appli­ca­tion d’une conven­tion col­lec­tive, d’un accord col­lec­tif ou d’un usage.

Partager l'article
     



Rechercher sur le site


Dialoguer avec nous sur Facebook
Nous suivre sur Twitter
Nous suivre sur LinkedIn
Suivre notre Flux RSS

Six jours aux urgences. Cinq nuits sur un brancard.

Combien de nuits sur un brancard faudra-t-il encore avant d’admettre que la saturation des (…)

Mortalité infantile : l’IGAS alerte, le SNPI propose d’agir avec les infirmières

Pendant des années, le débat sur la périnatalité s’est résumé à une question : faut-il fermer ou (…)

Enfants remis à la rue : pourquoi le logement est aussi une urgence de santé publique

Combien d’enfants faut-il remettre à la rue pour considérer qu’une ligne budgétaire est (…)

Après les malades, le gouvernement cible désormais les victimes d’accidents du travail

Alerte ! Être malade coûte de plus en plus cher. Être blessé par son travail pourrait bientôt (…)

Franchises médicales : le gouvernement fait payer davantage les malades chroniques

Un euro sur une boîte de médicaments. Un euro sur un soin infirmier. Un euro sur une séance de (…)

Violences à l’hôpital : faciliter les plaintes et sécuriser les soignants

Chaque jour, des infirmières, des soignants, sont victimes d’insultes, de menaces, de crachats (…)