2025, l’année de la reconnaissance des compétences infirmières

2 janvier 2025

Les pro­fes­sion­nels infir­miers sont le cœur bat­tant du sys­tème de soins, celles et ceux qui, jour après jour, ten­dent la main, écoutent, accom­pa­gnent et soi­gnent avec une huma­nité qui ne se mesure pas mais se res­sent.

L’année qui s’achève a été mar­quée par des défis tou­jours plus com­plexes : charge de tra­vail, manque de moyens, et absence de reconnais­sance. Pourtant, vous avez conti­nué à avan­cer, en incar­nant l’espoir et le sou­tien pour des mil­liers de patients.

En ce début d’année 2025, nous sou­hai­tons adres­ser à tous les pro­fes­sion­nels infir­miers nos meilleurs vœux de santé, de séré­nité et de reconnais­sance, tant pro­fes­sion­nelle que per­son­nelle.

Pour 2025, nous conti­nue­rons de porter haut et fort vos reven­di­ca­tions auprès des déci­deurs
 pour que vos condi­tions de tra­vail évoluent à la hau­teur de votre inves­tis­se­ment.
 pour faire reconnai­tre les com­pé­ten­ces et l’exper­tise infir­mière : le rôle auto­nome infir­mier mérite d’être plei­ne­ment reconnu pour ce qu’il est – une pierre angu­laire du par­cours de soin et un acteur clé de la santé publi­que.

« Aujourd’hui, vous avez un pro­blème de démo­gra­phie médi­cale d’un côté, et de l’autre, une armée de 700.000 infir­miers avec des com­pé­ten­ces bri­dées par une régle­men­ta­tion hors d’âge » indi­que Thierry Amouroux, porte-parole du syn­di­cat infir­mier SNPI CFE-CGC. Les infir­miers doi­vent inter­ve­nir en pre­mier recours et faire des pres­crip­tions sim­ples pour répon­dre aux besoins de la popu­la­tion. "Aujourd’hui lorsqu’un infir­mier libé­ral vient à domi­cile faire un pan­se­ment du bras gauche, et qu’il décou­vre un ulcère de jambe, il ne peut qu’invi­ter le patient à consul­ter un méde­cin, alors qu’il a les com­pé­ten­ces pour inter­ve­nir de suite ! Perte de temps, perte de chance !"

Ensemble, nous sommes plus forts. Que 2025 soit une année de soli­da­rité accrue entre nous, où chacun se sou­tienne dans les moments dif­fi­ci­les. Ensemble, fai­sons enten­dre notre voix pour défen­dre nos droits et amé­lio­rer notre pro­fes­sion.

Nous for­mons le vœu que cette année 2025 soit celle du chan­ge­ment posi­tif. Qu’elle apporte à cha­cune et chacun d’entre vous l’épanouissement et la satis­fac­tion que vous méri­tez dans votre tra­vail, mais aussi dans votre vie per­son­nelle.

Vous pouvez comp­ter sur le Syndicat National des Professionnels Infirmiers SNPI pour agir afin d’obte­nir la refonte des textes qui régis­sent notre pro­fes­sion  : le décret d’exer­cice date de 2004, les réfé­ren­tiels d’acti­vité, de com­pé­ten­ces et de for­ma­tion de 2009. Il est grand temps de les réac­tua­li­ser pour inté­grer l’évolution des acti­vi­tés, et mieux répon­dre aux besoins de santé de la popu­la­tion, en adop­tant la pro­po­si­tion de loi portée par Nicole Dubré-Chirat et Frédéric Valletoux.

A coté de cette loi infir­mière, nous nous acti­vons auprès des dépu­tés pour qu’ils votent enfin la pro­po­si­tion de loi sur les ratios, adop­tée à l’una­ni­mité par le Sénat en 2023. Les normes inter­na­tio­na­les sont de 6 à 8 patients par infir­mière, selon les patho­lo­gies. En France, c’est le double, et cette sur­charge de tra­vail entraine des erreurs de soins. Car courir d’un patient à l’autre empê­che d’obser­ver cer­tains signes cli­ni­ques qui per­met­tent de détec­ter l’aggra­va­tion de l’état de santé.

Nous espé­rons que vous trou­ve­rez un équilibre entre votre vie pro­fes­sion­nelle et per­son­nelle. Prenez le temps de célé­brer vos réus­si­tes, aussi peti­tes soient-elles, et de pro­fi­ter des moments pré­cieux avec vos pro­ches.

Nous sommes fiers de faire partie de cette grande famille infir­mière et de tra­vailler à vos côtés. Votre enga­ge­ment et votre huma­nité font la dif­fé­rence dans la vie de nom­breux patients. Ensemble, avan­çons vers une année où notre pro­fes­sion sera reconnue et res­pec­tée à sa juste valeur.

Merci pour tout ce que vous êtes, pour tout ce que vous faites.

Ensemble, conti­nuons à avan­cer.

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