CC 66 : les employeurs avancent à reculons !

21 juillet 2011

La com­mis­sion mixte pari­taire du 5 juillet 2011 devait per­met­tre d’enten­dre des repré­sen­tants de la DGCS et de l’UNAFORIS sur les impacts de la mise en cré­dits des for­ma­tions sani­tai­res et socia­les (ECTS et réforme LMD). Pour cause d’indis­po­ni­bi­lité la ren­contre qui avait été sou­hai­tée par la FEGAPEI est repor­tée en sep­tem­bre. La négo­cia­tion a eu pour sup­port le tableau synop­ti­que des pro­po­si­tions de clas­si­fi­ca­tion et rému­né­ra­tions élaborées par les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les de sala­riés et d’employeurs.

Le SYNEAS sou­hai­tait que la dis­cus­sion s’engage par les regrou­pe­ments de métier. Nous nous sommes oppo­sés, jugeant néces­saire de débat­tre de leur pro­po­si­tion de clas­si­fi­ca­tion par niveau de qua­li­fi­ca­tion auquel seraient atta­chés quatre degrés pour les sala­riés non-cadres et trois pour les sala­riés cadres. Ainsi pour un poste d’éducateur il y aurait quatre pos­si­bi­li­tés de défi­ni­tion de poste et quatre niveaux de rému­né­ra­tion.

Les cinq délé­ga­tions de sala­riés (CFDT, CGT, CFTC, FO, CFE-CGC) ont réaf­firmé dans une décla­ra­tion com­mune leur atta­che­ment au carac­tère natio­nal de la CC 66. Elles rejet­tent le prin­cipe des degrés et le renvoi vers « le plan local de l’asso­cia­tion où sont iden­ti­fiés et défi­nis les conte­nus des métiers » (docu­ment SYNEAS).

Concernant les regrou­pe­ments de métiers, sou­te­nus par une majo­rité d’orga­ni­sa­tions, nous avons main­tenu notre volonté de voir les métiers d’enca­dre­ment (tech­ni­ques, hié­rar­chi­ques) clas­sés dans un même regrou­pe­ment. Opposés à une filière mana­ge­ment, nous défen­dons la cons­ti­tu­tion d’équipes de direc­tion et atti­rons l’atten­tion sur l’impor­tance de la culture pro­fes­sion­nelle pour le déve­lop­pe­ment de fonc­tions mana­gé­ria­les satis­fai­san­tes. Au final deux grands grou­pes seraient rete­nus :
 métiers de l’accom­pa­gne­ment (éducation - inter­ven­tion sociale - ensei­gne­ment, soin - para­mé­di­cal)
 et métiers sup­ports (admi­nis­tra­tion, ges­tion, logis­ti­que - for­ma­tion - cadre).

La négo­cia­tion se dérou­lant dans le cadre de l’arti­cle 3, le calen­drier des ren­contres est achevé. Le SYNEAS annonce qu’il repré­sen­tera en sep­tem­bre une demande de révi­sion sur la base de son actuel projet. Cette annonce a sou­levé un tollé de la part des orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les de sala­riés et amené le repré­sen­tant de la Direction Générale du Travail à mani­fes­ter un cer­tain aga­ce­ment face à la non-prise en compte des échanges.

Persister dans cette atti­tude don­ne­rait, là encore le sen­ti­ment d’une faible volonté d’avan­cer dans la négo­cia­tion. Ce d’autant que si les points dis­cu­tés sont impor­tants, ils ne sont que les pré­li­mi­nai­res des ques­tions de fond, à savoir le coût du tra­vail et les rému­né­ra­tions en lien avec les répon­ses aux besoins fixés par les poli­ti­ques publi­ques.

Ce ne sont pas les propos enten­dus à la Conférence sala­riale qui peu­vent nous lais­ser des illu­sions sur les dis­po­si­tions actuel­les à l’égard des sala­riés. Insinuer qu’il fau­drait un arbi­trage entre l’offre de ser­vice et les salai­res est inac­cep­ta­ble.

Plus que jamais inno­va­tion et mobi­li­sa­tion seront à l’ordre du jour à la ren­trée !!!

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