Enquêtes sur les violences au sein du ménage

16 août 2011

L’Observatoire natio­nal de la délin­quance et des répon­ses péna­les (ONDRP), dépar­te­ment de l’Institut natio­nal des Hautes études de la sécu­rité et de la jus­tice (INHESJ), a publié en juillet 2011 les résul­tats cumu­lés des enquê­tes annuel­les de 2008 à 2010 sur les vio­len­ces au sein du ménage subies par des per­son­nes de 18 à 75 ans. Il s’agit des vio­len­ces, phy­si­ques ou sexuel­les, qui sont le fait du conjoint au moment de l’enquête, de mem­bres de la famille ou de per­son­nes du ménage hors famille.

Il res­sort notam­ment de ces enquê­tes que :
 Moins de 20 % des vic­ti­mes de ces vio­len­ces ont déclaré avoir vu un méde­cin à la suite des actes subis.
 Plus de 80 % des vic­ti­mes de vio­lence ne se sont pas dépla­cées à la police ou à la gen­dar­me­rie pour signa­ler les vio­len­ces. 70 % d’entre elles ont pré­féré "trou­ver une autre solu­tion" et moins d’une vic­time sur dix a déclaré avoir appelé un numéro vert ou ren­contré des mem­bres d’une asso­cia­tion d’aide aux vic­ti­mes. Les hommes vic­ti­mes sont en pro­por­tion plus nom­breux que les femmes vic­ti­mes à dire qu’ils ont ren­contré une asso­cia­tion.
 Le taux de plainte varie de moins de 2 % pour les vio­len­ces sexuel­les à près de 20 % pour les vio­len­ces avec bles­su­res phy­si­ques visi­bles.
 L’aide reçue de la part des per­son­nes ou orga­nis­mes contac­tés à la suite des vio­len­ces est jugée "utile" ou "très utile", par la moitié des per­son­nes concer­nées.
 52 % des femmes vic­ti­mes qua­li­fient les dom­ma­ges psy­cho­lo­gi­ques causés par les actes de vio­lence subis de "plutôt impor­tants, voire "très impor­tants".
 Environ 22 % des vic­ti­mes décla­rent qu’elles ont peur que ces vio­len­ces se repro­dui­sent.

Le 25 juillet 2011, la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) qui gère le 3919, numéro d’appel natio­nal des­tiné aux vic­ti­mes de vio­len­ces conju­ga­les, indi­quait avoir traité 50 396 appels en 2010, soit 50,2 % de plus qu’en 2009.

Plus de détails :
 http://www.inhesj.fr/fichiers/ondrp/repe­res/repe­res_15.pdf
 http://www.soli­da­ri­te­fem­mes.org/ewb_pages/a/actua­lite-764.php
 http://www.stop-vio­len­ces-femmes.gouv.fr/
 http://www.inavem.org/
 http://www.inhesj.fr/?q=content/som­maire-rap­port-annuel-2010

Partager l'article
     



Rechercher sur le site


Dialoguer avec nous sur Facebook
Nous suivre sur Twitter
Nous suivre sur LinkedIn
Suivre notre Flux RSS

Six jours aux urgences. Cinq nuits sur un brancard.

Combien de nuits sur un brancard faudra-t-il encore avant d’admettre que la saturation des (…)

Mortalité infantile : l’IGAS alerte, le SNPI propose d’agir avec les infirmières

Pendant des années, le débat sur la périnatalité s’est résumé à une question : faut-il fermer ou (…)

Enfants remis à la rue : pourquoi le logement est aussi une urgence de santé publique

Combien d’enfants faut-il remettre à la rue pour considérer qu’une ligne budgétaire est (…)

Après les malades, le gouvernement cible désormais les victimes d’accidents du travail

Alerte ! Être malade coûte de plus en plus cher. Être blessé par son travail pourrait bientôt (…)

Franchises médicales : le gouvernement fait payer davantage les malades chroniques

Un euro sur une boîte de médicaments. Un euro sur un soin infirmier. Un euro sur une séance de (…)

Violences à l’hôpital : faciliter les plaintes et sécuriser les soignants

Chaque jour, des infirmières, des soignants, sont victimes d’insultes, de menaces, de crachats (…)