Mission sur les arrêts de travail : 10 propositions

Mission sur les arrêts de travail

28 octobre 2018

La mis­sion sur les arrêts de tra­vail, man­da­tée par le Premier minis­tre en sep­tem­bre der­nier, for­mule dix pro­po­si­tions :
 1. Ouvrir la pos­si­bi­lité du temps par­tiel thé­ra­peu­ti­que, sans arrêt à temps com­plet préa­la­ble, dès le pre­mier jour d’arrêt et sans méca­nisme d’entente préa­la­ble ;
 2. Avant la mise en œuvre des dis­po­si­tifs exis­tants de régu­la­tion, pri­vi­lé­gier dans un pre­mier temps l’infor­ma­tion et la for­ma­tion de l’ensem­ble des méde­cins pres­crip­teurs.
 3. Rendre obli­ga­toire l’uti­li­sa­tion du sys­tème déma­té­ria­lisé d’avis d’arrêt de tra­vail
 4. Systématiser la remise par l’assu­rance mala­die à chaque entre­prise d’un profil actua­lisé indi­vi­duel simple "d’absen­téisme mala­die" (sans don­nées indi­vi­duel­les médi­ca­les), la com­pa­rant dans son sec­teur aux entre­pri­ses de taille équivalente.
 5. Informer sys­té­ma­ti­que­ment les pra­ti­ciens sous format déma­té­ria­lisé (compte Ameli pro) de leur pra­ti­que cou­rante de pres­crip­tion d’arrêt de tra­vail, et plus seu­le­ment pour les "gros pres­crip­teurs".
 6. Informer les pra­ti­ciens hos­pi­ta­liers de leur acti­vité de pres­crip­tion (15% de l’ensem­ble des arrêts mais sou­vent des arrêts longs).
 7. Associer les col­lè­ges aca­dé­mi­ques de la méde­cine géné­rale à l’actua­li­sa­tion des "fiches repè­res" de l’assu­rance mala­die sur les mala­dies chro­ni­ques évolutives.
 8. Généraliser les nom­breu­ses expé­rien­ces concluan­tes de for­ma­tion des inter­nes en méde­cine à la pres­crip­tion d’arrêt de tra­vail et inclure ce thème dans la for­ma­tion conti­nue des méde­cins.
 9. Rendre plus effi­cace la contre­vi­site employeur, en per­met­tant notam­ment à l’assu­rance mala­die d’arrê­ter l’indem­ni­sa­tion sur le fon­de­ment du rap­port dressé par le méde­cin man­daté par l’employeur.
 10. Généraliser au sein du ser­vice médi­cal de l’assu­rance mala­die, l’expé­ri­men­ta­tion réus­sie de "faci­li­ta­teur".

Sur la base de ces pre­miè­res recom­man­da­tions, le Gouvernement a déposé un amen­de­ment au PLFSS pour rendre obli­ga­toire la déma­té­ria­li­sa­tion de la décla­ra­tion des arrêts mala­die, dont le taux actuel n’est que de 40%, et à sim­pli­fier les condi­tions d’accès à un temps par­tiel thé­ra­peu­ti­que.
Sur ce point, l’amen­de­ment pré­voit que l’obli­ga­tion d’arrêt de tra­vail à temps plein préa­la­ble au TPT est sup­pri­mée pour tous les types d’arrêt de tra­vail, et garan­tit une appli­ca­tion sim­pli­fiée et homo­gène par les cais­ses d’assu­rance mala­die.

Partager l'article
     



Rechercher sur le site


Dialoguer avec nous sur Facebook
Nous suivre sur Twitter
Nous suivre sur LinkedIn
Suivre notre Flux RSS

Non, les infirmières ne laissent pas des nourrissons mourir de solitude à l’hôpital

Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI) exprime sa profonde indignation après (…)

Peut-on défendre tous les droits lorsqu’on a combattu certains d’entre eux ?

Le Défenseur des droits n’est pas un responsable politique. Il est le garant d’une institution (…)

Accès direct aux infirmières : la dernière pièce du puzzle manque toujours

Le 27 juin 2025, le Parlement adoptait à l’unanimité la loi relative à la profession (…)

Grève IBODE à Necker : un révélateur de la crise d’attractivité infirmière à l’hôpital

Un bloc opératoire ne se met pas en difficulté en quelques semaines. Il révèle souvent des (…)

Guide HAS sur les patients partenaires : une avancée majeure qui doit mieux reconnaître les compétences infirmières

« Rien sur nous sans nous. » Cette revendication, née des mouvements de défense des droits des (…)

SOS Canicule : l’appel pour adapter les hôpitaux et protéger les patients !

S.O.S ! Combien de canicules faudra-t-il encore avant que nos établissements de santé soient (…)