DIALOGUE SOCIAL OU LE GRAND SIMULACRE

2 octobre 2017

Communiqué de la fédération des services publics CFE CGC, le 02.10.17

Lors de la der­nière cam­pa­gne pré­si­den­tielle, le can­di­dat MACRON décla­rait à l’atten­tion des agents de la fonc­tion publi­que : "j’aug­men­te­rai votre pou­voir d’achat comme celui des sala­riés des entre­pri­ses ".

Une pro­messe de cam­pa­gne sans la moin­dre équivoque !

Pourtant, l’absorp­tion de la fonc­tion publi­que au sein du minis­tère de l’action et des comp­tes publics repré­sen­tant un pre­mier signe néga­tif à l’endroit des agents a été rapi­de­ment suivie d’une cas­cade d’annon­ces plus péjo­ra­ti­ves les unes que les autres au seul pré­texte de la réduc­tion mas­sive des bud­gets publics.

Qu’il s’agisse du gel du point d’indice, du réta­blis­se­ment du jour de carence, de la hausse de la CSG ou des coti­sa­tions retraite, de la sup­pres­sion annon­cée de 120 000 postes, de la réforme des retrai­tes, de la baisse du mon­tant des aides au loge­ment, de la remise en cause du calen­drier PPCR, de l’ampu­ta­tion iné­dite du budget de l’action sociale ou encore des mena­ces qui pèsent sur le statut, nous comp­ta­bi­li­sons là un cata­lo­gue de réfor­mes qui por­tent une atteinte sans pré­cé­dent aux agents de la fonc­tion publi­que et à leur pou­voir d’achat.

Un funeste cons­tat qui ne s’arrête pour­tant pas là !

Non content d’impo­ser aux fonc­tion­nai­res une charge iné­dite de réfor­mes péna­li­san­tes, le gou­ver­ne­ment s’emploie par ailleurs à redé­fi­nir les condi­tions d’exer­cice du dia­lo­gue social.

Une défi­ni­tion du dia­lo­gue social en somme "revi­si­tée" où les déci­sions enga­geant pour­tant l’avenir des métiers des trois ver­sants de la fonc­tion publi­que et des agents qui la com­po­sent seraient prises par le seul employeur public, au mépris des temps de concer­ta­tion et de négo­cia­tion dus aux repré­sen­tants des per­son­nels.

La fédé­ra­tion des ser­vi­ces publics CFE CGC dénonce avec force cette pos­ture d’un autre âge, à la fois fal­la­cieuse et contre-pro­duc­tive pour le ser­vice public.

Les déci­sions qui impac­tent l’avenir de la fonc­tion publi­que, et a for­tiori, la déter­mi­na­tion col­lec­tive des condi­tions de vie et de tra­vail des agents et de leur famille, relè­vent du dia­lo­gue social.

Il s’agit là d’un droit garanti par la cons­ti­tu­tion et les agents publics ne sont pas des sous citoyens.

La fédé­ra­tion des ser­vi­ces publics CFE CGC appelle par consé­quent le gou­ver­ne­ment à revoir sa copie sans délai.

Nous rap­pe­lons que les agents publics exer­cent quo­ti­dien­ne­ment leurs mis­sions avec fer­veur et pro­fes­sion­na­lisme en dépit de condi­tions de tra­vail par­ti­cu­liè­re­ment dif­fi­ci­les.

Face au déluge des récen­tes mesu­res gou­ver­ne­men­ta­les, sou­vent stig­ma­ti­san­tes à leur encontre, ils sont aujourd’hui inquiets et amers.

Le 10 octo­bre pro­chain, l’ensem­ble des fédé­ra­tions de fonc­tion­nai­res sera mobi­lisé. Un appel uni­taire à la grève a été lancé. Des mani­fes­ta­tions et des ras­sem­ble­ments auront lieu par­tout dans notre pays.

La fédé­ra­tion de ser­vi­ces publics CFE CGC sera pré­sente, aux côtés des agents, pour défen­dre à la fois leur pou­voir d’achat, les métiers de la fonc­tion publi­que et l’avenir du ser­vice public fran­çais.

Contact presse : Nathalie MAKARSKI Présidente Services Publics CFE-CGC

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