Impôts sur le revenu et changement de tranches

27 février 2016

L’impôt sur le revenu est cal­culé par l’appli­ca­tion d’un barème (pour­cen­tage) actua­lisé chaque année. Le barème com­porte plu­sieurs tran­ches sou­mi­ses à dif­fé­rents taux qui aug­men­tent pro­gres­si­ve­ment en fonc­tion de l’impor­tance des reve­nus.

Pour un revenu net de 25 000 €, à com­bien s’élève l’impôt ?
 Jusqu’à 9 700 €, le taux est de 0 %, soit 0 €.
 De 9 701 € à 25 000 €, le taux est de 14 %, soit 2 142 €.
 L’impôt est donc de 2 142 € (0 + 2 142) avec un taux moyen d’impo­si­tion de 8,6 %.

Pour un revenu net de 28 000 €, à com­bien s’élève l’impôt ?
 Jusqu’à 9 700 €, le taux est de 0 %, soit 0 €.
 De 9 701 € à 26 791 €, le taux est de 14 %, soit 2 392 € (+ 250 €)
 De 26 792 € à 28 000 €, le taux est de 30 %, soit 362 €.
 L’impôt est donc de 2 754 € (0 + 2 392 + 362) avec un taux moyen d’impo­si­tion de 9,8 %.

En conclu­sion

Ce n’est qu’une partie des reve­nus qui passe dans la tran­che supé­rieure. En pas­sant de 25 000 € à 28 000 €, on a bien changé de tran­che au sens où le mon­tant qui dépasse 26 791 €, c’est-à-dire 1 209 €, est désor­mais taxé au taux de 30 %.

Il reste plus après impôt pour le revenu le plus élevé. On peut évidemment dire que les der­niers euros gagnés rap­por­tent moins que s’ils se situaient dans une tran­che infé­rieure. Mais, en gagnant 3 000 € de plus, si on a payé plus d’impôt (612 €, 250 + 362), il reste néan­moins plus après impôt : 25 246 € au lieu de 22 858 €.

Changer de tran­che, à la hausse, dimi­nue le gain final repré­senté par l’aug­men­ta­tion de son revenu mais il y a bien tou­jours un gain.

Partager l'article
     



Rechercher sur le site


Dialoguer avec nous sur Facebook
Nous suivre sur Twitter
Nous suivre sur LinkedIn
Suivre notre Flux RSS

Rebâtir l’hôpital : les cinq priorités pour sauver le service public de santé

L’hôpital français ne s’effondre pas faute de compétences. Il vacille parce que notre système de (…)

Grippe et obligation vaccinale des soignants (SNPI, 2026)

Protéger les patients les plus vulnérables est un devoir éthique. La Haute Autorité de Santé (…)

Périnatalité : une réforme ne peut réussir en invisibilisant les infirmières et les puéricultrices

Les organisations ci-dessous saluent la volonté du ministère de renforcer la santé périnatale, (…)

Santé mentale des jeunes : sans les infirmières nous ne sortirons pas de la crise

La santé mentale est devenue l’un des plus grands défis de santé publique de notre époque. Les (…)

Non, les infirmières ne laissent pas des nourrissons mourir de solitude à l’hôpital

Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI) exprime sa profonde indignation après (…)

Peut-on défendre tous les droits lorsqu’on a combattu certains d’entre eux ?

Le Défenseur des droits n’est pas un responsable politique. Il est le garant d’une institution (…)