Médecine du travail : dérive des employeurs

15 mai 2013

Communiqué confédéral du 14.05.13

L’indé­pen­dance des méde­cins du tra­vail gène les employeurs. Ceux-ci pré­ten­dent saisir le Conseil de l’Ordre des méde­cins comme ils peu­vent le faire depuis une modi­fi­ca­tion légis­la­tive intro­duite par le gou­ver­ne­ment pré­cé­dant !

Ainsi, plu­sieurs employeurs n’accep­tent pas les cons­tats de méde­cins du tra­vail sur les effets délé­tè­res de cer­tai­nes condi­tions de tra­vail sur la santé des sala­riés. Ils ont saisi l’Ordre des méde­cins arguant que les méde­cins du tra­vail ne pou­vaient cons­ta­ter que des effets médi­caux sans établir de lien avec la situa­tion pro­fes­sion­nelle.

Leur com­por­te­ment nie gra­ve­ment la mis­sion et le rôle du méde­cin du tra­vail qui est de détec­ter les situa­tions dan­ge­reu­ses pour les sala­riés afin de les aider à faire reconnaî­tre leurs droits. Un peu comme si on inter­di­sait un à car­dio­lo­gue de parler du tabac à un patient qui a un infarc­tus parce que l’indus­trie ciga­ret­tière fait pres­sion !

La CFE-CGC inter­pelle le minis­tère de la Santé afin que les employeurs ne puis­sent se servir de la déon­to­lo­gie et de l’Ordre des méde­cins pour dis­qua­li­fier l’action des méde­cins du tra­vail dont la mis­sion est de conseiller et de pro­té­ger les sala­riés, en toute inté­grité.

La CFE-CGC attire l’atten­tion du Conseil de l’Ordre des méde­cins afin qu’il mesure les par­ti­cu­la­ri­tés de l’exer­cice de la méde­cine du tra­vail.

Cette situa­tion et ses suites ne sont pas des cas isolés. Ils reflè­tent bien les pres­sions que subis­sent les méde­cins du tra­vail au sein des entre­pri­ses.

Au Conseil de l’Ordre des méde­cins et aux minis­tres de la Santé et du Travail de faire stop­per ces dévian­ces !

Le ser­vice com­mu­ni­ca­tion CFE-CGC

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