Salariés : refuser de porter les équipements de sécurité peut constituer une faute grave

7 août 2013

Le refus réi­téré d’un sala­rié de porter des équipements de pro­tec­tion indi­vi­duelle cons­ti­tue une faute grave ren­dant impos­si­ble son main­tien dans l’entre­prise. C’est ce que vient de juger la Cour de cas­sa­tion dans une récente affaire.

Une sala­riée, chef maga­si­nier, avait été licen­ciée pour faute grave, car, en dépit de mises en garde sur le carac­tère impé­ra­tif des consi­gnes de sécu­rité, elle refu­sait de façon réi­té­rée et déli­bé­rée de porter les équipements de sécu­rité (chaus­su­res, gants, cas­quette et gilet de sécu­rité) dans le cadre de son tra­vail. La sala­riée contes­tait son licen­cie­ment.

Pour la Cour de cas­sa­tion, le com­por­te­ment de la sala­riée, tenue, de par ses fonc­tions, de donner l’exem­ple aux mem­bres de l’équipe dont elle était res­pon­sa­ble, cons­ti­tue une faute grave jus­ti­fiant son licen­cie­ment. http://legi­france.gouv.fr/affi­ch­Ju­ri­Judi.do?oldAc­tion=rech­Ju­ri­Judi&idTexte=JURITEXT000027600639&fas­tRe­qId=1683317311&fast­Pos=1

On rap­pelle que l’employeur a une obli­ga­tion de sécu­rité de résul­tat envers ses sala­riés et doit donc pren­dre les mesu­res néces­sai­res pour assu­rer leur sécu­rité et pro­té­ger leur santé phy­si­que et men­tale. De son côté, le sala­rié doit res­pec­ter les ins­truc­tions don­nées par l’employeur en matière de santé et sécu­rité au tra­vail.

Partager l'article
     



Rechercher sur le site


Dialoguer avec nous sur Facebook
Nous suivre sur Twitter
Nous suivre sur LinkedIn
Suivre notre Flux RSS

Arrêts maladie : le problème n’est pas l’abus, mais le travail qui rend malade

« L’abus d’arrêts-maladie nuit gravement à notre système de santé. » Le slogan est simple. Il (…)

Eau potable, pesticides, PFAS : le syndicat infirmier s’inquiète pour la santé des patients

Chaque jour, nous demandons à nos patients de boire davantage d’eau. Mais pouvons-nous encore (…)

Urgences saturées : les chiffres confirment ce que les infirmières dénoncent depuis des années

Quand le thermomètre reste dans le rouge pendant dix ans, ce n’est plus une crise. C’est un (…)

Urgences saturées, patients sur des brancards, soignants épuisés : ce que démontre l’étude de la DREES

Quand une personne malade attend des heures sur un brancard, ce n’est pas un problème (…)

Cancer, diabète, hypertension : encadrer enfin les additifs alimentaires !

Un soda coloré. Une sauce industrielle. Un dessert ultra-transformé. Chaque jour, des millions (…)

Ratios de patients par soignant : la clé pour prévenir les erreurs de soins

Combien d’erreurs faut-il encore pour admettre que la sécurité des patients commence par les (…)