Santé au travail : mobilisation le 10 novembre 2022

8 novembre 2022

Le syn­di­cat santé tra­vail CFE-CGC s’asso­cie au mou­ve­ment de grève du 10 novem­bre 2022 de tous les pro­fes­sion­nels de Santé au Travail.

Nos reven­di­ca­tions :
  Des équipes plu­ri­dis­ci­pli­nai­res avec du temps et des moyens per­met­tant de répon­dre col­lec­ti­ve­ment aux mis­sions attri­buées.
  Une for­ma­tion diplô­mante (DIUST, Licence) pour tous les IDEST
  La créa­tion au plus vite de l’échelon IPA (Infirmier en Pratique Avancées) niveau MASTER comme prévu dans la Loi Santé tra­vail.
  Un statut de sala­rié pro­tégé pour les pro­fes­sion­nels de santé au tra­vail qui inter­vien­nent en entre­prise.
  Une révi­sion com­plète des grilles sala­ria­les en adé­qua­tion avec les com­pé­ten­ces des pro­fes­sion­nels qui au fil des réfor­mes voient leur exper­tise aug­men­tée
  Une aug­men­ta­tion des salai­res.
  Des actions concrè­tes pour l’attrac­ti­vité de la pro­fes­sion de méde­cin du tra­vail.

Le cons­tat est una­nime, nos condi­tions de tra­vail se dégra­dent, nous ne pou­vons plus effec­tuer nos mis­sions et notre tra­vail perd son sens :
  Des méde­cins du tra­vail et des équipes plu­ri­dis­ci­pli­nai­res dépas­sées par des effec­tifs gran­dis­sants du fait du manque de temps et de moyens (+5000 sala­riés /équipe, voire 10 à 12000 dans cer­tai­nes situa­tions)
  Des infir­miers amenés à rem­plir un nombre crois­sant de mis­sions aux­quel­les leur for­ma­tion ne les pré­pare pas.
  Une ges­tion comp­ta­ble de l’acti­vité avec mise en place d’objec­tifs chif­frés, d’obli­ga­tions de ren­de­ment, des primes indi­vi­duel­les à la per­for­mance, des convo­ca­tions par des pla­te­for­mes ne lais­sant pas le temps néces­saire de mener des entre­tiens de qua­lité auprès des sala­riés, de consa­crer du temps à la pré­ven­tion pri­maire et d’accom­pa­gner des per­son­nes en situa­tion de han­di­cap ou de désin­ser­tion socio­pro­fes­sion­nelle.
  Des chan­ge­ments orga­ni­sa­tion­nels qui déshu­ma­ni­sent la prise en charge des sala­riés, rendus pos­si­bles par l’uti­li­sa­tion de logi­ciels ina­dap­tés (cer­tains sala­riés sont reçus dans des cabi­nes ouver­tes, pré-rem­plis­sent leur dos­sier médi­cal et répon­dent à des ques­tion­nai­res non scien­ti­fi­que­ment vali­dés avec des tablet­tes et font leurs exa­mens com­plé­men­tai­res sans aucun échange ni expli­ca­tions au préa­la­ble par un pro­fes­sion­nel de santé).
  Des méde­cins du tra­vail décou­ra­gés par le manque de visi­bi­lité sur l’avenir du métier…en contra­dic­tion avec la demande des par­te­nai­res sociaux dans l’ANI de décem­bre 2020 « rendre plus attrac­tif la for­ma­tion des col­la­bo­ra­teurs-mé­de­cins »

Le Syndicat CFE-CGC Santé au tra­vail par­ti­cipe à la rédac­tion de la norme AFNOR qui doit attes­ter de la qua­lité des ser­vi­ces rendus par les SPSTI. Il s’atta­chera à mettre en oeuvre ses reven­di­ca­tions.

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