Santé au travail : un chantier en friches

11 juillet 2007

Les cons­ta­ta­tions de mul­ti­ples enquê­tes, tant au niveau euro­péen qu’au plus près des inté­res­sés mon­trent que le dos­sier de la santé au tra­vail est explo­sif.

Il est explo­sif par la souf­france accu­mu­lée et non trai­tée, et par son coût abu­si­ve­ment reporté sur l’assu­rance-mala­die. Les cin­quante mil­liards attri­bués à la santé au tra­vail dépas­sent lar­ge­ment les comp­tes de l’assu­rance du risque pro­fes­sion­nel et vont plom­ber les coûts de l’assu­rance-mala­die bien au-delà des quel­ques mil­liards qui lui man­quent !

Les méde­cins pres­crip­teurs, hos­pi­ta­liers et libé­raux, ne qua­li­fient pas les mala­dies pro­fes­sion­nel­les comme telles pro­vo­quant de ce fait une énorme erreur d’impu­ta­tion. Les pou­voirs publics ne pren­nent pas les mesu­res adé­qua­tes. Le corps des ins­pec­teurs, en nombre notoi­re­ment insuf­fi­sant, fait de la France l’un des der­niers pays euro­péens en la matière.

Pire, on impose le pré­lè­ve­ment d’un euro sur chaque acte médi­cal dans le régime des acci­dents du tra­vail, comme si les sala­riés en étaient les res­pon­sa­bles ! De plus, les pou­voirs publics, au lieu de dyna­mi­ser et de coor­don­ner les « pré­ven­teurs » orga­ni­sent le déli­te­ment de la méde­cine du tra­vail par des accords ins­ti­tuant des offi­ciers de santé sans indé­pen­dance !

La CFE-CGC n’admet pas ce lais­ser aller et ce lais­ser faire. Elle demande à Xavier Bertrand une remise à plat du sys­tème au profit d’une logi­que bien connue des assu­reurs, celle des inci­ta­tions économiques, pour dyna­mi­ser et coor­don­ner l’ensem­ble des acteurs de la santé au tra­vail.

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