Usage du français

1er mars 2013

Survival french language

La CFE-CGC approuve l’ini­tia­tive des par­le­men­tai­res qui deman­dent une com­mis­sion d’enquête sur l’appli­ca­tion du cadre légal dans l’usage du fran­çais et le déve­lop­pe­ment d’un plu­ri­lin­guisme qui ne se limite pas à l’anglais.

La CFE-CGC suit de très près ces ques­tions après avoir montré l’impact de cette contrainte cog­ni­tive por­teuse de stress par l’impo­si­tion de plus en plus répan­due de l’anglais dans les entre­pri­ses fran­çai­ses. En 2012, elle a déjà mis en évidence la prise de pou­voir dans cer­tai­nes entre­pri­ses de pre­mier plan par le biais de l’uti­li­sa­tion obli­ga­toire de la langue anglaise.

Le baro­mè­tre cadre de la CFE-CGC montre que plus de 37 % des cadres sont impac­tés régu­liè­re­ment par cette nou­velle contrainte dans leur exer­cice pro­fes­sion­nel.

La CFE-CGC exige l’ouver­ture d’une réflexion sur une condi­tion de tra­vail qui s’ins­talle chaque jour dans les entre­pri­ses et les lieux d’ensei­gne­ment. Cette nou­velle contrainte s’accom­pa­gne d’un coût économique impor­tant et d’un affai­blis­se­ment de nos capa­ci­tés intel­lec­tuel­les de recher­che et de pro­duc­tion.

La CFE-CGC sou­li­gne qu’une langue étrangère, aussi enri­chis­sante soit-elle, est également por­teuse de valeurs, de concep­tions socia­les et de cultu­res qu’il ne faut pas sous-esti­mer. Par exem­ple, une négo­cia­tion en langue étrangère dans laquelle serait pris en réfé­rence les concepts de « sécu­rité sociale » ou de « retraite par répar­ti­tion », appré­hen­dés dif­fé­rem­ment selon les pays, peut avoir des consé­quen­ces aux orien­ta­tions diver­ses selon la com­pré­hen­sion qui en est faite.

Le ser­vice com­mu­ni­ca­tion CFE-CGC, le 01.03.13

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